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BA 2017 10 08 


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Texte intégral du commentaire

 

Sortie Grez-sur-Loing dimanche Sortie annuelle avec l’association des Amis du Patrimoine de la Chapelle la Reine dans le village de Grez-sur-Loing au riche patrimoine. Nous fumes guidés par Monsieur Christophe Ligère et Madame Nicolas Cook que nous remercions pour leur compétence et leur gentillesse.

Début de la visite à la mairie-musée qui possède une belle collection de tableaux, débutée à l’initiative de Fernande Sadler, peintre, archéologue, maire de Grez entre 1945 et 1947. Tableaux réalisés par la colonie artistique installée dès 1860 et qui fut active jusqu’à la guerre de 1914. Sa particularité est d’avoir été formée par des artistes de toutes disciplines et venus du monde entier : période anglo saxone en 1860 ; scandinave avec Carl Larson en 1870, puis japonaise avec Kuroda et son ami Asaï Chu et américaine jusqu’à la déclaration de guerre. Aujourd’hui la tradition demeure et l’hôtel Chevillon, un des lieux de villégiature de ces artistes, s’est transformé en Fondation suédoise privée qui accueille en résidence des artistes contemporains.

Visite de l’église, dont la tour clocher carrée massive avec porche et contreforts, baies géminées, toit en bâtière est caractéristique des églises du gâtinais mais qui possède une nef à 3 niveaux originale. Les trois coquilles Saint Jacques sculptées sur le porche témoignent de sa position sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Visite ensuite du village ayant gardé son cachet avec ses puits, ses caves où l’on accède depuis l’extérieur et ses hauts portes d’entrée témoignant de son activité agricole et vinicole. Vue des ruines de la Tour Ganne, le plus vieux monument, érigé en 1127 par Louis VI le Gros, démantelée à partir du XVII, ancien lieu de résidence royale, rendu célèbre par la mort, le 22 septembre 1531, de Louise de Savoie, la mère de François Iᵉ. Vu l’incontournable pont de pierre aux 10 arches, construit entre le XII et le XIV, qui a inspiré les artistes et qui se trouve accroché sur les cimaises du monde entier. L’artiste contemporain Christo, avant d’emballer le Pont Neuf à Paris, fit un essai sur ce pont.

L’après-midi, ce fut le Loing une rivière pas si tranquille que nous avons auscultée d’après les notes de Julie Quélet des AFF, en charge de la promenade mais qui, béquilles obligent, n’a pu assurer la balade, d’après le parcours conseillé par Claire Leray Présidente des Artistes du Bout du Monde et d’après les compléments apportés par Ghyslaine, remplaçante de Julie.

Le Loing, rivière de 140Km de long aux 8 affluents, prenant sa source en Puisaye et se jetant dans la Seine à Saint Mammès s’est illustrée par l’inondation qu’elle a provoquée en mai 2016. La montée d’eau a été de 5m à Moret-sur Loing et de 6,10m à Paris, n’atteignant cependant pas le niveau de 8,62 m avec la crue historique de Janvier 1910. Sont en cause les pluies exceptionnelles tombées en 2015 et 2016, les sols n’ayant pu absorber une augmentation d’eau allant jusqu’à 272%. N’ont pas été mis en cause le changement climatique, les pratiques agricoles ni la montée rapide de la crue. On peut se réjouir de la création par la loi du 27 janvier 2014 d’une compétence ciblée et obligatoire le GEMAPI, organisme pour la Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations à la charge des communes et de leurs groupements. L’entretien des berges, la restauration d’ouvrages, le nettoyage du cours d’eau sont ainsi obligatoirement assurés et des zones d’expansion de crues créées. D’une façon originale, l’effet « crue 1910 », a été amplifié psychologiquement par l’exercice Eu-Sequana fait à l’initiative de la Préfecture de police de Paris en mars 2016, donc quelque mois avant, destiné à simuler une crue majeure en Ile-de-France et ayant comme buts de faire fonctionner le mécanisme de protection civile et de focaliser l’attention des populations sur le phénomène de crue. 87 partenaires furent associés à cette opération gigantesque, suivie par un retour d’expérience.

Nous avons longé le Loing, sa forêt ripicole et parcouru une boucle autour des étangs de Grez et de Montcourt, dont la création remonte à 1911 avec l’activité de la Société des sablières de Bourron qui extrayait sable, cailloux et graviers. Le matériau était acheminé par un petit train jusqu’aux péniches du canal. Un tacot du lac, a repris du service en 1982 grâce à des passionnés et promène des touristes. Une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) et une Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO) ont été créés autour de l’étang.