Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

En savoir plus, paramétrer les cookies. En savoir plus

J'ai compris

 

En poursuivant votre navigation,

vous acceptez l’utilisation de cookies

pour vous proposer des services

et des offres adaptés à vos centres d’intérêt

et mesurer la fréquentation de nos services.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

 

retour accueil uniquement pour le smartphone

 

 

communautés. L’homogénéisation biotique se définit par l’augmentation de la similarité des communautés causée par le remplacement d’espèces natives par des espèces allochtones. Elle résulte de la combinaison de trois processus : l’introduction d’espèces exotiques, la disparition d’espèces natives et l’altération des habitats.

  • Changements de la structure physique et chimique des habitats

Exemple : le tapis de Jussie sur les cours d'eau qui empêche la pénétration de la lumière dans l'eau ce qui diminue la réaction de photosynthèse. La balance respiration/photosynthèse est ainsi perturbée : la consommation d’oxygène due à la respiration des organismes n’est plus compensée par la création d’oxygène photosynthétique. Cela conduit à une diminution de la concentration en oxygène dans l’eau, pouvant entraîner une situation d’anoxie parfois mortelle pour les poissons. En revanche, les tapis végétaux ainsi créés représentent un nouvel habitat à coloniser.

2) Conséquences sanitaires

Les espèces non-natives peuvent apporter avec elles des maladies et des parasites auxquelles les espèces natives ne sont pas capables de faire face. Par exemple, certaines écrevisses comme l’écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii) sont porteuses saines de la peste de l’écrevisse. Cette maladie causée par un champignon, Aphanomyces astaci, décime les populations d’écrevisses locales.

Problèmes sanitaires humains : ex ambroisie et son fort pouvoir allergisant – rhume des foins, berce du Caucase qui produit de la furocumarine – irritations cutanées, réactions allergiques surtout lorsque la peau est exposée au soleil.

3) Conséquences économiques

Par exemple, la jussie bouche les canaux, gêne la navigation et colonise les milieux aquatiques de manière dense, entraînant des coûts d’entretien élevés. Ainsi, dans le bassin de la Loire, l’arrachage d’une population bien implantée (20 kg de jussie/m²) coûte environ 17€/m², soit 170.000€/ha.

Arrêt 3 : L'ailante (Ailanthus altissima)

Présentation avec la fiche Fédération conservatoires botaniques + Robinia pseudoacacia, Prunus serotina (introduction par Robin), Phytolacca americana.

Robinier faux-acacia : introduit à Paris en 1601 par Robin, jardinier du roi (premier exemplaire encore vivant à Paris), espèce mellifère, fourragère, ornementale, productrice d'un bois de bonne qualité technologique et d'une durabilité exceptionnelle. Espèce pionnière, le robinier rejette de souche et drageonne abondamment après une coupe.

Cerisier tardif : introduit par Robin comme espèce ornementale, utilisé pour la production de meubles « en merisier » et utilisé par les chasseurs comme couvert à gibier. Après une coupe, il rejette et drageonne de manière importante. Son succès invasif en Europe est 

lié à l'absence de certaines espèces pathogènes du sol dans l'aire d'introduction, qui limitent son développement dans son aire d'origine.

Arrêt 4 : Conclusion

Démarche nationale pour les EEE végétales Fédération des conservatoires botaniques nationaux :

- établir le catalogue des espèces exotiques

- évaluer les risques d'invasion → établir la liste

des EEE

La Fédération des conservatoires botaniques conduit l'opération, financement du MEDDE

- la liste de référence est soumise aux partenaires socio-économiques pour prendre en considération les impacts plus ou moins pour les secteurs, entre autre, de la santé et de l'économie

- proposition d'actions définies avec l'ensemble des acteurs pour apporter des réponses en matière de gestion et de surveillance des EEE

- textes réglementaires ayant vocation à venir encadrer les actions de gestion

Conclusion : vente libre dans les jardineries, communication, réglementation pour l'interdiction de commercialisation d'EEE

Documentation intéressante : http://www.fcbn.fr/action/eee

Texte de Julie Quélet

Ingénieur agronome