BA 2017 09 02


CR 2017 09 02 page001 copieweb

 

Commentaire intégral

 

CR sortie AFF Moutons du 02 09 2017 de Ghyslaine Beaux


Notre intervenant ONF nous ayant fait faux bond, ce fut sportif de rejoindre le troupeau des 200 brebis bien cachées au fond de l’hippodrome de la Solle ! Le berger nous y attendait et nous a présenté son activité pastorale rendue possible, une partie de l’année en Forêt de Fontainebleau, grâce à une expérimentation lancée depuis trois ans par l’ONF pour assurer de façon écologique l’entretien des milieux ouverts, pelouses et landes, dans des zones d’intérêt écologique ou des Réserves biologiques dirigées. Opération conduite également avec le concours de Seine-et-Marne environnement, de la réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, et de l’association « Les champs des possibles » et réalisé avec le soutien financier de la région Ile-de-France. Grâce au pâturage et sans faire appel aux engins motorisés, l’objectif est de maintenir ces milieux ouverts pour maintenir les espèces végétales et animales caractéristiques dont certaines sont protégés ou en voie de régression.


Le berger accompagne ses bêtes toute l’année en les faisant pâturer dans les chaumes en automne, en mettant ses 5 béliers dans un champ à Milly-la-Forêt. Un travail d’homme courageux car en plus de la surveillance permanente et de la rotation des parcelles broutées, il faut subvenir à l’apport d’eau quotidien, gérer la santé, faire la tonte, malheureusement sans débouché commercial, et assurer la vente des agneaux nés en forêt (circuit court avec l’AMAP « belles Fontaines de la Vallée » à Fontainebleau).

Rencontre avec le troupeau, constitué par trois races différentes suffolk, solognote et limousine, choisies pour leur rusticité.
Malgré la présence permanente du berger et de ses chiens de troupeau qui vit sur les lieux, Il a été nécessaire d’ériger une barrière mobile au vu de l’incivilité de certains promeneurs et de leurs chiens vagants.

Foin des idées préconçues :
La dent du mouton n’arrache pas les racines (notre crainte pour les orchidées tant choyées ou les plantes protégées, par contre elle s’attaque à la redoutable graminée brachypode qui forme des groupements denses et abondants, à l’épine noire et même à l’aubépine en broutant leurs feuilles malgré leurs piquants et s’attaque même aux jeunes pins.
Le troupeau n’ayant pas de lieu de reposoir fixe les excréments sont répartis. Le poids de la matière restituée étant inférieur au poids de la matière ingurgitée, la teneur des sols n’est pas impactée. Les insectes coprophages peuvent se nourrir sans trépasser, les bêtes n’étant pas traitées !

Une sortie très instructive!