Reportage Special
la
tempête du 26 décembre 1999
Le 26 décembre 1999, une tempête
d'une rare violence s'est abattue sur le nord de la France.
Selon
METEO FRANCE, la puissance de cette tempête fut telle, qu'elle n'avait
jamais été imaginée comme possible sur notre pays. En fait, il faut remonter
très loin dans les archives pour retrouver mention d'un tel phénomène. (Il
semblerait qu'en 1581 les registres conservent le témoignages d'une telle
tempête). En fait il y a dix ans, en février 1990, une tempête avait déjà ravagé
la forêt de Fontainebleau. Mais cette dernière n'avait duré qu'une heure dans le
début d'après midi d'un samedi de février.
Le 26 décembre, la tempête a soufflé à son maximum pendant près de 3 heures entre 7h et 10h du matin avec des vents entre 150 et 200 km/h pendant toute cette période. L'après-midi, ceux d'entre nous qui ont osé sortir sont vite tombés devant des routes coupées par la chute des arbres (Toutes les routes furent coupées) et les services de la DDE aidés de l'ONF se sont vus réquisitionnés pour permettre de dégager les axes principaux afin de rétablir la circulation.
Certaines départementales et la Route Ronde ont été fermées pendant toute la semaine. Les Amis de la Forêt ont avec émotion été constaté les dégâts. Voici un témoignage...
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Près de la |
A première vue, certains cantons ont davantage subi de dégâts que d'autres, il est fort probable qu'en raison de l'approche du relief par le vent, des zones se sont trouvées plus exposées que d'autres. Ceci est particulièrement vrai quand on voit que des parcelles de même nature, portant la même végétation et distantes de quelques centaines de mètres ont subit des dégâts à des échelles fort différentes (voir particulièrement du côté de Bois le Roi).
Ce sont essentiellement les grands arbres qui ont été touchés ainsi que les arbres fragilisés par leur état ou leur implantation naturelle. Une chose est sûre; peu de grands arbres, offrant une surface importante au vent ont pu résister. Certains chênes pourtant bien enracinés ont été cassés comme des alumettes à leur base. Dans d'autre cantons, hêtres et grands résineux ont subit le même sort . Les grands résineux ont été rudement touchés. En effet leur feuillage persistant offre encore plus de surface au vent, mettant en mouvement une masse plus importante à leur sommet, bon nombre ont donc été cassés à plusieurs mètres de hauteur, juste en dessous de leur houppier et ceci quel que soit le sol sur lequel ils étaient implantés, de plus, ils offrent un système racinaire moins profond.
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Ci-contre : Parcelle 178,
Ci-dessous |
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Autres photos aériennes |
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Les grands pins sont également tombés en
nombre |
Certaines parcelles en régénération placées dans la ligne des rafales, et n'offrant que des grands semanciers, ont été sérieusement touchées. parcelle 562 près de Recloses |
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Les grands hêtres, au système racinaire superficiel et offrant une houpier important ont comme à chaque tempête particulièrement été vulnérables. (Ci-contre à gauche, à la Gorge aux Loups en réserve biologique intégrale) |
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Chenaie près de Recloses... ou plutôt ce qu'il en reste
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Les routes (ici la Route Ronde en différents endroits au Sud de la forêt), furent toutes coupées le dimanche. Certaines départementales comme la route Ronde ou la D58 vers Episy furent fermées pendant plus d'une semaine |
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Pour finir ce constat de désolation, certainement
une des scènes les plus spectaculaires :
La Plaine des Pins complètement
ravagée : auparavant la pinède cachait la vue sur le Mt Morillon et La
Salamandre ! Ce n'est plus le cas.
Dans ce canton, il semblerait qu'une
immense boule de bowling ait traversé toute la Plaine des Pins.
Le vent s'est
engouffré entre les chaînes orientées Ouest-Est , ravageant la Plaine des
Pins
et poursuivant son oeuvre de déstruction au pied du Rocher
d'Avon.
Les pins qui n'ont pas resisté à la force du vent appliquée sur leur
houpier. Ils ont soit été cassés à mi-hauteur soit été déracinés.